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Dans le Gers, Muriel Pénicaud confirme les objectifs du gouvernement pour les entreprises adaptées

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, était en déplacement à Auch (Gers) jeudi 25 octobre, dans une association d’insertion et un CFA pour accompagner la mise en œuvre de sa loi Avenir professionnel et du Plan pauvreté. Elle a tenu à rassurer les acteurs locaux et annoncé des postes en insertion à la hausse d’ici la fin du quinquennat.

«  Depuis plusieurs mois, nous allons partout sur le territoire expliquer la loi Avenir professionnel et la réforme de l’apprentissage », indiquait la ministre du Travail Muriel Pénicaud le 25 octobre à l’École des métiers, un CFA interprofessionnel offrant avec 52 diplômes, 30 métiers et 650 apprentis à Pavie, dans la banlieue d’Auch (Gers). Près de trente CFA ont déjà été visités, selon son service de communication. Alors que le président de la Chambre de métiers emmenait la ministre d’un atelier de machinisme agricole à un autre de mécanique automobile, la directrice du CFA Florence Pérès ne cachait pas ses craintes face aux conséquences de la nouvelle loi. « Certaines de nos sections risquent de fermer, estimait-elle. Tous les petits CFA interprofessionnels sont inquiets. J’étais à un séminaire de la branche automobile et ils ont reconnu que certains petits CFA de territoire pourraient disparaître. »

Changer d’échelle pour l’apprentissage

Pourtant, la ministre se veut rassurante. « Il y a quelques jours, j’ai rencontré tous les directeurs de CFA agricoles et au bout d’une heure, ils sont repartis très confiants et enthousiastes, a-t-elle affirmé. La réforme va permettre à tous les CFA de se développer partout sur le territoire pour qu’on ait plus d’apprentis. Le but de la loi, c’est de pouvoir changer d’échelle, alors qu’avant on avait un système qui empêchait l’apprentissage de se développer. Aujourd’hui, la moitié des Régions n’utilisent pas l’argent de l’apprentissage pour l’apprentissage. Chaque fois qu’un jeune et une entreprise seront d’accord pour faire un contrat d’apprentissage, le CFA recevra l’argent pour le former. Une dotation régionale de l’État accordée aux Régions est prévue pour les CFA qui n’auraient pas beaucoup de jeunes et d’entreprises. »

Plan Pauvreté

À l’Association gersoise d’insertion par l’économie AG2I visitée un peu plus tôt à Auch par Muriel Pénicaud, ce sont les annonces de création de postes d’insertion du Plan pauvreté qui ont fait naître beaucoup d’attentes. Née il y a vingt ans, AG2I fait du recyclage et du réemploi de matériel électrique et électronique pour des publics éloignés de l’emploi (bénéficiaires du RSA, migrants, travailleurs handicapés) au travers d’ateliers de remobilisation, de chantiers d’insertion et d’une entreprise d’insertion. «  Nous avons besoin d’ouverture de postes pour des personnes en insertion, a signalé son directeur, Christophe Loizon. Nous n’avons que vingt-deux postes financés alors que de plus en plus de personnes en difficulté frappent à notre porte et de plus en plus d’entreprises veulent nous confier des activités, comme Enedis pour le démantèlement de compteurs. »

Entreprises d’insertion tremplins

« Les entreprises d’insertion et les entreprises adaptées sont des “tremplins” » 1, a assuré la ministre. D’ici la fin du quinquennat, le gouvernement veut passer le nombre de postes en insertion de 134 000 à 230 000 et le nombre de travailleurs handicapés en entreprises adaptées de 40 000 à 80 000. Lui même candidat à l’ouverture d’une entreprise adaptée autour de reconditionnement de montres avec le fabricant Lip et des jeunes souffrant de troubles cognitifs, AG2I a déposé son dossier il y a dix mois. Les demandes sont en attente de la publication de décrets d’application de la loi probablement vers la mi-décembre.

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