Accueil > Apprentissage > Apprentissage - Les points de vue > « Le rôle du médiateur sollicité par l’apprenti ne sécurise pas la rupture du contrat » (Michel Beaugas, Force ouvrière)

« Le rôle du médiateur sollicité par l’apprenti ne sécurise pas la rupture du contrat » (Michel Beaugas, Force ouvrière)

Force ouvrière a donné un avis défavorable aux premiers projets de décrets examinés le 12 octobre en séance plénière du Cnefop (Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles). « Dans la mesure où ils reprennent, et même précisent, une loi contre laquelle nous nous sommes exprimés, il ne pouvait en être autrement. Surtout en ce qui concerne la monétarisation du compte personnel de formation. Dans l’Ani, nous avions demandé que les droits des salariés augmentent. Cette mesure les diminue, » a indiqué Michel Beaugas, secrétaire confédéral en charge de l’emploi et de la formation professionnelle à FO au Quotidien de la formation au sortir de la séance.

Sécurisation de la rupture

Dans le détail, Michel Beaugas estime que le rôle du médiateur, qui interviendra en cas de rupture du contrat d’apprentissage de la part de l’apprenti, « est flou ». 1. « Nous étions favorables à une sécurisation de la rupture. Même avec un suivi du CFA, le rôle du médiateur est flou. Même si on allonge la période de suivi du CFA à 6 mois, si le jeune rompt son contrat en tout début d’année, cela ne suffit pas. Nous voulions qu’il ait un véritable accompagnement. »

Rémunération des apprentis

Enfin, en ce qui concerne la rémunération des apprentis, Force ouvrière avait demandé qu’elle soit alignée sur celle des contrats de professionnalisation. Une demande à laquelle le gouvernement n’a pas accédé. Le projet de décret prévoit une augmentation de 30 euros par mois, ce que Michel Beaugas trouve insuffisant 2

Partager cet article