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« DRH, investissez-vous dans les branches et les Opco ! » (Antoine Foucher, Matinée ANDRH)

« Occupez vous davantage des branches et des Opco 1 ! est le mot d’ordre envoyé sans détour par Antoine Foucher, directeur de cabinet de la ministre du Travail, aux DRH, adhérents de l’Association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH), lors de la présentation de la réforme de la formation, qu’il leur a faite le 29 novembre. Le directeur de cabinet estime qu’il ne faut pas laisser ce travail aux représentants politiques des fédérations. « Il faut plus de DRH dans les futurs Opco pour définir les coûts des contrats par alternance, pour créer une dynamique autour et pour assurer la mise à jour des diplômes nécessaires à la survie de vos activités. »

Antoine Foucher a prévenu : « Les branches qui n’auront pas défini les coûts-contrats alternance au 1er février 2019 seront candidates à la restructuration par la puissance publique !  » Présenté sous l’angle qui lui semble fondamental de « l’amélioration des rapports entre entreprises et branches », ce quatrième conseil sur une liste de cinq adressée aux DRH est le plus politique.

Et cette liste de conseils, le directeur de cabinet de Muriel Pénicaud l’a résolument annoncée comme sa réponse à la question que se posent aujourd’hui nombre de DRH : quels outils saisir dans la réforme pour améliorer la formation ?

Faire de l’apprentissage

En plus de s’investir dans les branches et les Opco, Antoine Foucher leur conseille donc également de recruter en apprentissage. « Il faut repartir des besoins des entreprises et des jeunes, justifie-t-il. Pour lui, créer un CFA d’entreprise est facile, d’autant plus que le financement sera sécurisé en avril 2019 pour deux ans. « Vous avez toute latitude pour construire votre vision, votre pilotage, vos partenariats, intégrer vos sous-traitants… Comme dans le modèle allemand  », exhorte-t-il.

Utiliser Pro-A

Antoine Foucher a invité ses interlocuteurs à se saisir de pro-A qui a remplacé la période de professionnalisation. un dispositif de formation d’au moins 150 heures, par alternance, « pour les reconversions lourdes, précise le directeur de cabinet. Le financement en sera garanti sur l’enveloppe alternance, et un complément de financement de 6 800 euros par formé sera possible via France Compétences  ».

Libérer les plans de formation

«  Vous pouvez désormais quasiment tout faire dans vos plans de formation !  », affirme-t-il. Arguant que la définition de l’action de formation est très simplifiée, il encourage : « Allez-y à fond sur le mélange pédagogique : présentiel, distanciel, formation en situation du travail… !  »

Convaincre le salarié de l’importance du CPF

Favoriser chez le salarié la prise de conscience de l’importance de la formation via le CPF est aussi un des conseils prodigués par le directeur de cabinet. « Les montages financiers pour récupérer des fonds CPF dans le dos du salarié, c’est fini, assène-t-il. Il faut casser le déterminisme social et le poids du diplôme, et supprimer tout obstacle psychologique à la formation. Il faut aussi favoriser les accords d’abondement au CPF d’entreprise et de branches. »

Une série de guides sur chacun de ces points sera très prochainement produite par la DGEFP pour les DRH.

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