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La Nouvelle-Aquitaine poursuit son travail sur la carte des formations en apprentissage

En visite au CFA 1 agricole de Blanquefort (Gironde) le 14 septembre, Catherine Veyssy, vice-présidente du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, en charge de la formation professionnelle, de l’emploi et de l’apprentissage, a rappelé l’intention de la Région de s’impliquer dans l’élaboration de la carte des formations dans un contexte de réforme de l’apprentissage.

Impact de la réforme

Dans l’atelier tonnellerie, où s’achève une matinée consacrée à la présentation du CFA, qui abrite le plus grand lycée viticole de France, et après la visite d’une plateforme travaux paysagers, des apprentis s’affairent à travailler des pièces de bois. Parmi eux, Amandine, sacrée meilleure apprentie de France en juin dernier : l’établissement blanquefortais est reconnu pour la qualité de ses enseignements. Mais qu’adviendra-t-il de ce secteur de niche où les effectifs sont peu nombreux lorsque tous les décrets d’application viendront préciser les contours de la loi du 5 septembre ? Le directeur du CFA Pierre-Jean Combalier se veut confiant : « la concurrence ne se fera pas sur des niches comme la tonnellerie, plus difficile à mettre en œuvre que d’autres secteurs ». Il voit dans la réforme « de réelles opportunités de s’adapter au public et la possibilité de moduler les parcours, ce que nous faisons déjà en tonnellerie ». Catherine Veyssy s’inquiète quant à elle des « conséquences néfastes à très court terme de la réforme sur les territoires ruraux mais aussi pour des CFA des métiers du tertiaire ».

Carte des formations

Pour la vice-présidente de Nouvelle-Aquitaine, il est nécessaire de poursuivre le travail sur la carte des formations avec les acteurs de l’apprentissage : « Nous avons entretenu de bonnes relations de travail avec les filières et les branches professionnelles et nous voulons continuer à le faire », a-t-elle déclaré. Rappelant la superficie importante de la région, elle a insisté sur la nécessité d’une lecture partagée des besoins de formations mais aussi des lieux d’implantations et de fermetures de sections. « Dans les douze départements, dont certains sont très ruraux, les CFA contribuent à l’attractivité du territoire car ce sont des lieux où se trouve un tissu local d’entreprise et vers lesquelles des jeunes convergent pour se former. La proximité géographique entre CFA, entreprises et jeunes est très importante pour permettre ce lien et faire vivre les territoires . ».

Des Assises de l’apprentissage en décembre

Selon elle, il est inconcevable que la Région n’ait pas son mot à dire sur l’élaboration de cette carte, compte-tenu du travail volontariste de la Nouvelle-Aquitaine dans le domaine de l’apprentissage et de ses compétences en matière économique et en aménagement du territoire. Le président de la Région, Alain Rousset a déjà initié deux réunions sur ce sujet avec les branches professionnelles, les filières et les directeurs de CFA en avril et en juillet. En décembre prochain, à une date qui reste à préciser, se tiendront en Nouvelle-Aquitaine des Assises de l’apprentissage. L’occasion de présenter le résultat des ateliers et des réflexions que la Région mène actuellement avec les partenaires de l’apprentissage.

 

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