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« Le développement de l’apprentissage doit passer par un choc culturel » (Édouard Philippe, forum Facebook)

« Notre objectif, avec le système du coût au contrat, n’est pas de fermer les classes de CFA peu rentables, c’est au contraire de remplir les classes ! Si on rend plus attractif le contrat d’apprentissage, si on simplifie la vie de l’employeur, si on adopte le coût au contrat, c’est afin que dès qu’une entreprise trouve un apprenti, il n’y ait pas de sujet de financement ! » a déclaré le Premier ministre, Édouard Philippe, mardi 19 juin. Accompagné de Muriel Pénicaud, ministre du Travail, il a répondu en direct aux questions des internautes sur le projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », quelques heures après qu’il ait été adopté par l’Assemblée nationale (voir notre article), dans le cadre d’une vidéo en direct sur le réseau social Facebook.

Une mauvaise image

À « Véro », qui redoute que la mise en place du système de financement au contrat ne se traduise par la fermeture de classes non remplies dans son centre de formation d’apprenti, le premier ministre rappelle « qu’un certain nombre de crédits seront prévus pour les régions, afin qu’elles participent au financement de l’investissement, et aussi pour tenir compte des décalages dans le prix au contrat qui peuvent exister entre les territoires ».

Le Premier ministre veut, par la réforme « créer un choc culturel » et observe que « l’apprentissage n’a pas aujourd’hui l’image qu’il mérite alors que cela marche très bien ». Répondant à « Alice », qui fait valoir que nombre de jeunes sont motivés mais renoncent à l’apprentissage faute de trouver une entreprise, il soutient que « l’on a surtout des élèves qui ne pensent pas à l’apprentissage ou que l’on dissuade d’emprunter cette voie ». « Nous sommes face à une énorme question d’orientation et d’encouragement », dit-il.

Sur-mesure

« Nous prévoyons d’augmenter la rémunération des apprentis, une aide de 500 euros supplémentaires pour passer le permis, ainsi que la possibilité de rentrer en apprentissage tout au long de l’année », rappelle Muriel Pénicaud. « De plus, il sera possible de moduler la durée du contrat en fonction de ce que l’on a fait avant. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes tâtonnent et passent plusieurs années à l’université avant de se tourner vers l’alternance. Grâce à la loi, on pourra faire du sur-mesure », ajoute-t-elle.

La question du handicap a également été abordée par une question de « Alice ». La ministre rappelle que la loi renforce le droit à la formation pour les personnes concernées. « Aujourd’hui, il n’y a que 1 % de jeunes en situation de handicap dans les CFA […]. Nous allons donc mettre un référent handicap dans chacun des 995 centres de formation d’apprentis », déclare-t-elle.

Impacts co-latéraux

De nombreuses questions sont toutefois restées sans réponse. Notamment celles d’« Hélène » et de « Gérard » inquiets de l’avenir des salariés d’Opca et Opacif ; ou celle de « Nathalie » curieuse de connaître l’impact de la monétisation du compte personnel de formation pour l’entreprise.

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