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Le gouvernement prépare des amendements en faveur de l’accès des personnes handicapées à l’apprentissage

Entourée de Sophie Cluzel, la secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées, Muriel Pénicaud a présenté, mardi 5 juin, le volet handicap du projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ».

« Nous venons de conclure avec les partenaires sociaux la première phase de concertation sur handicap et emploi. C’est une démarche volontariste inédite. Aujourd’hui, c’est le temps des engagements et nous allons déposer des amendements cette semaine. Muriel Pénicaud

Un amendement visant à majorer l’alimentation du compte personnel de formation (CPF) des personnes handicapées a déjà été adopté lors de l’examen en commission des affaires sociales qui s’est achevé vendredi 1er juin.

Accès à l’apprentissage

Seuls 1,2% des apprentis sont des travailleurs handicapés. Le gouvernement veut faire de l’apprentissage un des leviers de leur insertion professionnelle. Deux amendements seront déposés afin de généraliser les référents handicap dans les CFA et de majorer le coût au contrat. Le programme « 100% inclusion » lancé par Muriel Pénicaud dans le cadre du plan d’investissement dans les compétences (Pic) le 4 juin dernier viendra également soutenir les efforts en faveur de l’emploi des personnes handicapées. Dans les territoires prioritaires de la politique de la ville ou des zones rurales, les jeunes handicapés bénéficieront de ces formations. La ministre du Travail a rappelé que les trois quarts des demandeurs d’emploi handicapés ont un niveau de qualification inférieur au bac.

Accès au CPF

Une équipe dédiée de Pôle emploi déploiera à grande échelle une offre de services adaptée à ce public. Enfin, dans la mise en œuvre du compte personnel de formation (CPF), le gouvernement sera attentif à faciliter l’accès des personnes handicapées à l’application CPF et au conseil en évolution professionnelle (CEP). Des critères spécifiques seront inscrits dans leur cahier des charges. La deuxième phase de la concertation qui s’engage dès maintenant traitera notamment des questions « de l’offre de services et de la gouvernance », comme le précise Sophie Cluzel. La ministre du Travail demandera au Parlement une autorisation de légiférer par voie d’ordonnance pour intégrer les résultats de la concertation dans la réglementation.

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