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La FFP se mobilise autour du Plan d’investissement dans les compétences (Pic)

Alors que les modalités de mise en œuvre de la réforme portée par la loi du 5 septembre 2018 se précisent, Pierre Courbebaisse, président de la Fédération de la formation professionnelle (FFP) analyse, dans un entretien accordé au Quotidien de la formation, les enjeux à court et moyen termes pour les organismes de formation et leur positionnement sur les programmes lancés dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences (Pic).
Le taux horaire de conversion de Compte personnel de formation (CPF) au 31 décembre 2018 fixé à 15 euros par le projet de décret (voir notre article) déçoit les professionnels, mais la FFP en prend acte. « Nous devrons renforcer la co-construction avec les branches professionnelles et les entreprises dans une logique de développement des ressources humaines ». Les dispositifs d’abondement prévus par la loi ouvrent, en effet, de nouvelles opportunités de co-financements sur ce marché désintermédié (voir article).

Un changement culturel

La Caisse des dépôts et consignations (CDC), gestionnaire technique et financier du CPF monétisé a présenté aux organismes de formation, le 8 novembre dernier au ministère du Travail, les étapes du déploiement de l’application CPF et les mesures d’accompagnement. Un site dédié a été ainsi mis à disposition des professionnels qui pourront tester une version bêta de l’application dès le printemps 2019. « Nous sommes très favorables à cette application. Elle représente une des réponses à l’inégalité d’accès à la formation. La garantie de paiement assurée par la CDC est un élément important. Toutefois, la formation n’est pas un produit comme les autres. Nous travaillons avec la CDC sur l’élaboration des conditions générales d’utilisation », déclare Pierre Courbebaisse. Pour le président de la FFP, ce marché B to C implique de nouvelles logiques en termes de communication, de marketing et d’organisation. Les délais de réponse représentent, par exemple, un enjeu fort pour certains prestataires.

S’engager dans le Pic

Autre sujet d’actualité pour les organismes de formation, se positionner sur les programmes lancés dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences. « Le Pic est un levier d’innovation de l’offre et de la construction des dispositifs qui doit mobiliser différents acteurs  ». La FFP pointe ainsi la nécessité d’imaginer des parcours de formation susceptibles d’atteindre les publics les plus éloignés de l’emploi. Une approche qui passe par une étroite collaboration entre les organismes de formation, les régions et tous les acteurs de l’insertion. « Il faut repenser la commande publique et les dispositifs régionaux à destination des demandeurs d’emploi ». Selon le président de la FFP, le Pic doit également s’appuyer sur les entreprises, notamment les PME-TPE, pour favoriser l’accès à l’emploi. « Dans les territoires, nos adhérents ont l’habitude de travailler avec les entreprises. Toutes les formes d’alternance et les actions de formation en situation de travail répondent particulièrement bien à leurs besoins. Elles trouvent toute leur place dans le déploiement du Pic ». Le tour de France de la réforme organisé par la FFP d’octobre à juin réunit dans chaque ville étape, des organismes de formation, adhérents ou non, mais aussi des responsables publics régionaux, des Opca ou encore Pôle emploi. Tous savent que la réforme les interroge sur leur façon de travailler ensemble, de capitaliser et de mutualiser leurs initiatives.

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