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L’appel à projets « 100 % inclusion » alloue 40 millions d’euros aux dispositifs innovants de retour à l’emploi

À Strasbourg le 4 juin, Muriel Pénicaud a lancé l’appel à projets « 100 % inclusion », qui vise à soutenir les projets innovants pour réinsérer les personnes éloignées de l’emploi.

Le magasin, les ateliers de réparation, l’atelier de recyclage… Accompagnée par les équipes sur place, Muriel Pénicaud visite les locaux d’Envie 1 à Strasbourg, pose des questions, écoute attentivement les différents interlocuteurs qu’elle rencontre. C’est dans les locaux de cette association emblématique, qui a essaimé sur tout le territoire, que la ministre a lancé lundi 14 juin l’appel à projets national « 100 % inclusion ». Un cadre cohérent : Envie, créée dans la préfecture Bas-Rhin en 1984, emploie et forme des personnes en réinsertion pour réparer des appareils électroménagers qui sont ensuite remis en vente. Depuis 2006, elle a aussi développé une activité de recyclage des déchets d’équipements électriques et électroniques, créant ainsi plus d’emplois.

Visibilité et déploiement national

Avec l’appel à projets « 100 % inclusion », le ministère souhaite remobiliser les personnes les plus éloignées de l’emploi, trouver des méthodes (culture, sport, pratiques artistiques…) pour leur redonner confiance, puis les accompagner jusqu’à leur réinsertion dans le marché du travail. Pour cela, les associations, entreprises, organismes de formation ou autres start-up du social sont invités à déposer leurs projets à partir de cette semaine. Les publics prioritaires sont les personnes peu ou pas qualifiées, jeunes et demandeurs d’emploi, habitant les zones rurales ou les quartiers politique de la ville. Mais les projets peuvent aussi adresser plus largement aux chômeurs de très longue durée, aux bénéficiaires du RSA, et ils doivent être accessibles aux personnes handicapées. L’objectif est de donner aux nouvelles idées mais aussi aux dispositifs existants ayant déjà fait leurs preuves, une visibilité et un potentiel de déploiement à l’échelle nationale. La dotation initiale s’élève à 40 millions d’euros.

Première sélection en septembre

Dans son discours, la ministre a tenu à souligner que « nul n’est inemployable », et que « la croissance est là, mais doit être inclusive ». Elle a rappelé ce qui, selon elle, fonde l’insertion : l’accompagnement humain, la formation technique et au savoir-être, et la mise en situation professionnelle. Pour cela, les projets innovants sont fortement encouragés, ceux qui font appel au numérique, créent de nouvelles alliances entre les entreprises, les associations, ou font appel aux compétences transfrontalières comme dans le cas du Grand Est. Les projets seront examinés chaque trimestre par un jury piloté par Éric Kayser, boulanger et entrepreneur. La première session aura lieu dès septembre.

« 100 % inclusion » s’inscrit dans le cadre du plan d’investissement dans les compétences (Pic), doté de 15 milliards d’euros sur cinq ans, actuellement décliné dans les régions. La ministre signait à Strasbourg le même jour la convention d’amorçage 2018 avec le Grand Est, d’un montant de 57 millions d’euros.

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