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L’Association syndicale des centres de bilan de compétences interpelle Muriel Pénicaud

L’Association syndicale des centres de bilans de compétences (ASCBC) a adressé le 16 mars un courrier à la ministre du Travail. Il s’agissait de remonter les inquiétudes des organismes privés quant à l’avenir du bilan de compétences.

Le courrier, transmis au Quotidien de la formation par Brigitte Billaud, présidente de l’ASCBC, interroge la ministre sur le positionnement du bilan de compétences dans le cadre de la future loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel. « Pas une seule fois dans le projet de réforme n’est cité le terme “bilan de compétences” ! », s’alarme l’ASCBC.

Un rôle contesté

L’inquiétude est d’autant plus forte que les contours du nouveau conseil en évolution professionnelle (CEP) recoupent « le métier des centres de bilan de compétences », estime Brigitte Billaud. Loin de s’en trouver rassurés, les organismes s’interrogent sur la possibilité qui leur sera laissée de répondre aux appels d’offres régionaux CEP salarié.

L’association s’inquiète également que le projet de réforme confie certaines procédures — prestation de positionnement personnalisé dans le cadre du CPF de transition professionnelle, validation du projet des salariés démissionnaires —, aux seuls organismes habilités au titre du CEP.

Fragilisation économique

Autre risque pointé, la monétisation du CPF multiplie par quatre le temps nécessaire à l’ouverture de droits au financement du bilan (quatre ans pour une prestation estimée à 2 000 euros par l’ASCBC, contre un an auparavant dans le cadre d’un bilan de 24 heures).

En matière de qualité, l’ASCBC souligne les efforts consentis pour intégrer Datadock et pointe la charge supplémentaire que représente le projet de certification obligatoire des centres de bilan par France Compétences.

L’ASCBC rappelle en conclusion que sa mission d’accompagnement des salariés et des demandeurs d’emploi est inscrite dans le Code du travail et réclame l’entière reconnaissance de son rôle.

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