Actualité

Le Fongecif de Normandie milite pour faire reconnaître son savoir-faire

Les Fongecif, en charge jusqu’à présent de l’instruction et du financement des dossiers de congé individuel de formation (CIF) 1, suivent au jour le jour le parcours du projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». Exemple en Normandie, où Eric Ricci et Thierry Lefort, président et directeur de l’organisme paritaire, entendent défendre leur expertise, leur savoir-faire et leur bilan.

« Bien sûr, les salariés de la structure sont inquiets, confirme Eric Ricci, qui a pris en mai la présidence du Fongecif normand. Imaginez, il n’y a pas trois mois, il leur était annoncé que tout était fini. » Depuis, les députés ont retenu les Fongecif pour assurer la transition, la mise en œuvre du CPF de transition pour l’année 2019.

Un cinquième opérateur du CEP

L’incertitude demeure avec la mise en place des commissions paritaires interprofessionnelles régionales (CPIRE) » et du conseil en évolution professionnelle (CEP) confié à quatre opérateurs. « Mais il reste à voir de quelle manière les textes peuvent encore évoluer, espère Thierry Lefort, les partenaires sociaux nationaux ont indiqué leur volonté de voir les Fongecif remis au même niveau que les quatre opérateurs CEP reconnus par les textes et devenir le cinquième opérateur.  »

11 300 accompagnements en 2017

L’organisme entend faire reconnaître son savoir-faire, fruit de l’expérience. « Ces compétences sont nourries par le CIF, la connaissance des dispositifs de formation qu’on a pu acquérir, par le concret. » En 2017, 11 300 personnes ont ainsi été accompagnées par les 44 agents normands.

Les responsables craignent que les deux activités actuelles des Fongecif, conseil en évolution et financement et accompagnement des formations, soient dissociées. « Ce sont deux métiers qui se nourrissent l’un l’autre. Le risque, s’ils sont déconnectés, sera de faire du financement sans avoir le travail de montage des projets de formation, concret, et de faire du conseil sans avoir connaissance des parcours de formation, de leur suivi. »

Les partenaires sociaux voudraient que l’expertise des Fongecif ne soit pas perdue, mais mieux mutualisée au niveau national. « Il faut faire attention à ne pas découper en tranches les compétences acquises. Il faut évoluer bien sûr, mais il y a une synergie, une compétence collective d’organisation. Il ne faut pas la perdre non plus. Ni nationalement, ni régionalement. », plaident-ils.

Partager cet article