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« France Compétences, un lieu d’expression, de partage et de coconstruction » (Stéphane Lardy, 16 ème UHFP)

C’est désormais l’acteur central du paysage de la formation professionnelle et de l’apprentissage. France Compétences, nouvelle instance de financement et de régulation du système, vient de débuter ses activités. Sa gouvernance et son fonctionnement ont fait l’objet de nombreux débats lors de l’élaboration de la loi et de la consultation sur les décrets d’application. Devant les acteurs de la formation et de l’apprentissage réunis à Biarritz pour la 16ème édition de l’UHFP, Stéphane Lardy, son directeur général par intérim, s’est voulu rassurant : « le quadripartisme ce n’est pas seulement une question de nombre de voix. France Compétences sera ce qu’on voudra bien en faire. » La nouvelle institution nationale sera selon lui, « un lieu d’expression, de partage et de coconstruction ». Mais elle se doit aussi d’être un « lieu de décision » chargé de remplir les missions qui lui sont confiées par la loi. Celles-ci sont nombreuses et stratégiques.

Répartition des fonds

France Compétences est en effet chargée de la répartition de l’ensemble des fonds issus des contributions des entreprises à la formation professionnelle et à l’apprentissage. L’instance nationale va aussi gérer l’enveloppe destinée à la péréquation pour les branches qui n’auraient pas, via leur opérateur de compétences, les fonds suffisants pour financer les contrats d’apprentissage. Dans le cadre de sa mission de régulation, France Compétences sera aussi amenée à observer l’évolution des prix et des niveaux de prise en charge et à faire si besoin des recommandations. Objectif : s’assurer sur un marché ouvert « du bon usage des fonds publics  » et « faire en sorte que le système fonctionne bien », rappelle Stéphane Lardy.

Innovation et médiation

Observer et évaluer fait également partie des prérogatives de la nouvelle institution. À ce titre, « France Compétences va être en interaction avec beaucoup d’acteurs », indique son directeur général par intérim. Ses équipes auront à remonter et à traiter de nombreuses données issues de différents systèmes d’information. Pour ce faire, l’instance nationale compte exploiter l’intelligence artificielle afin « d’améliorer notre vision du système et de gagner en efficacité », précise Stéphane Lardy. Dans le cadre de ses missions de régulation et de contrôle, France Compétences sera aussi en contact direct avec les bénéficiaires à travers son médiateur. La personne exerçant cette fonction sera ainsi chargée de gérer les réclamations portant sur le conseil en évolution professionnelle (CEP) et sur le CPF de transition.

Les ressources documentaires de la 16ème Université d’hiver de la formation professionnelle

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