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François Asselin (CPME) « relativise » l’impact de la réforme sur Agefos PME

Interrogé par l’Association des journalistes de l’information sociale, jeudi 18 octobre, le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), François Asselin, s’est dit « inquiet  » de la période de transition qui s’est ouverte depuis la promulgation de la loi avenir professionnel, début septembre. Tout en « relativisant  » les conséquences de la réforme sur Agefos PME.

Interrogations

Premier Opca interprofessionnel en termes de collecte, premier Opca tout court, l’avenir d’Agefos PME suscite des interrogations. Quelle place pour l’organisme dans l’univers des nouveaux opérateurs de compétences, amenés à se substituer aux Opca ? Le directeur de cabinet de la ministre du Travail Antoine Foucher le rappelait lors d’un événement organisé par Centre Inffo : « l’exigence de cohérence se pose avec encore plus d’acuité pour les Opca interprofessionnels» (lire notre article). Et de nuancer dans la foulée : s’ils « partent de plus loin » en la matière, ils n’en ont pas moins toute leur place dans le nouveau système.

Premier Opca

« Déjà en 2014, avec la précédente réforme de la formation professionnelle, nombreux étaient ceux qui prédisaient la fin d’Agefos PME. Or, Agefos est resté le premier Opca, jusqu’à aujourd’hui. Et la CPME, présente dans sa gouvernance, est toujours là aussi », rassure François Asselin.

Branches

Le président de la CPME tient à le rappeler, « ce sont ses branches adhérentes qui constituent Agefos et pas la CPME, même si le vice-président ou président est issu de nos rangs  ».

Victoire

L’avenir d’Agefos ne semble donc pas inquiéter François Asselin. «  Les Opca vont devenir des Opco, ils ne seront plus pilotés par l’interprofessionnel. Mais ceux qui pensent crier victoire en disant, « nous avons un Opcom des services de proximité », se trompent. Il conviendra de crier victoire lorsque les entreprises et les salariés bénéficieront des effets de la réforme  », tranche le président de la CPME à l’attention de son homologue de l’Union des entreprises de proximité (U2P).

Proximité

Cette dernière se targue en effet d’être en passe d’aboutir à un accord avec Actalians, l’Opca des professions libérales, des établissements de l’hospitalisation privée et de l’enseignement privé, en vue de constituer un opérateur de compétences des services de proximité et de l’artisanat (lire notre article).

POE

Au-delà du devenir d’Agefos PME, le vice-président de la CPME en charge des questions sociales, Jean-Michel Pottier, s’est fait l’écho des « inquiétudes  » de son organisation quant à la période de transition entre l’ancien monde de la formation et le nouveau en train de naître. « Nous ne sommes pas rassurés, le calendrier est resserré. L’essentiel des efforts de la réforme est porté vers la formation des demandeurs d’emploi. La CPME est très pragmatique. Elle est à l’origine de la création de la préparation opérationnelle à l’emploi. La POE fonctionne particulièrement bien, alors mettons des moyens sur la POE », affirme Jean-Michel Pottier.

Excellents rapports

Interrogé sur la nomination de Stéphane Lardy à la tête de la mission de préfiguration de France Compétences (lire notre article), il a indiqué : « On le connaît bien. À l’époque où il dirigeait le pôle formation professionnelle à Force ouvrière, nous avions des rapports plutôt bons, excellents même, avec lui. Maintenant, nous verrons quelle sera sa capacité à tenir une structure comme France Compétences  ».

Le vice-président de la CPME a commenté la vague de décrets d’application de la loi avenir professionnel qui seront prochainement examinés en Cnefop, les 24 octobre, 9 et 20 novembre prochains, en séance plénière. Les décrets examinés le 24 octobre devaient être envoyés au Cnefop par le ministère du Travail, le 18 octobre au soir.

Gouvernance resserrée

Parmi les décrets examinés le 24 octobre, figurent notamment un texte sur le fonctionnement de France compétences. Et un autre relatif à l’intégration de la commission nationale de certification professionnelle dans France compétences. « Le gouvernement et la ministre du travail Muriel Pénicaud restent sur l’idée d’une gouvernance resserrée, avec une quinzaine membres, avec un titulaire et un suppléant par organisation. L’ État ne serait pas majoritaire mais disposerait d’un droit de veto  », indique Jean-Michel Pottier.

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