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L’Opco 2i, ou Opco inter-industriel, pourrait rassembler trente branches

Près de trente branches professionnelles, représentant 80 % de l’industrie, pourraient rejoindre l’Opco inter-industriel ou Opco 2i, créé par un accord constitutif le 19 décembre dernier. L’État encourage d’autres branches à le rejoindre, selon Florence Buisson, directrice juridique emploi-formation de l’UIMM 1 et référente Opco 2i.

Vingt-deux branches des industries des secteurs de la chimie, du pétrole, de l’énergie, des industries pharmaceutiques, de la plasturgie, du papier-carton, de la métallurgie, du recyclage, du caoutchouc sont signataires de l’accord portant la création de l’Opco 2i. Les secteurs des matériaux de construction pour l’industrie et de l’ameublement et du bois n’ont pas obtenu la majorité des signataires.

Depuis, des accords d’adhésion à l’Opco 2i ont été conclus par les branches du textile, du verre mécanique, et du cristal, verre et vitrail. Cet Opco, né de la fusion de Défi, Opca 3 + et Opcaim, de la volonté des industries électriques et gazières qui dépendaient d’Agefos-PME, pourrait représenter à terme près de 3 millions de salariés et 65 000 entreprises.

Trente branches

« Nous n’avons pas eu de courrier de l’État, indique Florence Buisson au Quotidien de la formation. En revanche, nous savons que l’État a recommandé à d’autres branches professionnelles de se rapprocher de l’Opco inter-industriel. Il s’agit de celles qui relèvent de la bijouterie-joaillerie-orfèvrerie, des industries de la chaussure, des jeux et des jouets, de l’habillement, du luxe couture parisienne, de la maroquinerie, des imprimeries de labeur, de la miroiterie, des télécoms et du nautisme. »

Potentiellement, l’Opco inter-industriel pourrait rassembler plus de trente branches, sous réserve des discussions entre les parties prenantes, et devenir le plus important des nouveaux Opco, avec plus d’un milliard d’euros de collecte (hors taxe d’apprentissage). De quoi remplir « l’objectif de défendre l’industrie, l’emploi, les compétences », souligne Florence Buisson. « Tout cela a une cohérence : nous nous sommes regroupés sur une logique de métiers, des processus industriels, de la transformation des matières, de la réalisation de produits industriels et de l’énergie. Toutes ces branches travaillent ensemble sur le volet certification professionnelle et nous avons présenté à France Compétences un coût au contrat homogène pour l’alternance. Cet Opco est la première pierre à l’édifice d’un travail inter-industriel. »

Accord de gouvernance

L’accord conclu en décembre comporte onze sections paritaires professionnelles fondatrices. Il permet de se mettre en marche pour les nouvelles missions des Opco liées à l’alternance, à l’accompagnement des entreprises de moins de 50 salariés, à l’appui technique aux branches sur les parties GPEC 2 et observation prospective des métiers et des qualifications.

Des commissions ad hoc ont donc été créées, l’accord y a ajouté deux comités supplémentaires : l’un d’audit et des finances et un service de proximité, avec douze associations paritaires régionales, nommées Ar2i, pour accompagner au mieux les entreprises.

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