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Opco : « le rapport Marx-Bagorski est notre feuille de route » (Maxime Dumont, CFTC)

« Une situation totalement hétéroclite ». C’est ainsi que Maxime Dumont, secrétaire confédéral CFTC en charge de la formation professionnelle, décrit l’état d’avancement du chantier de la constitution des opérateurs de compétences (Opco) dont la date butoir est fixée au 31 décembre.« Du fait du temps extrêmement contraint, cela devient même un peu schizophrénique au niveau des fédérations », confie-t-il dans entretien accordé au Quotidien de la formation.

Pas d’Opco concurrents

Derrière ces propos, une allusion aux propositions concurrentes avancées par l’U2P et la CPME autour d’un Opco des métiers de proximité (voir notre article) . « Pour notre organisation syndicale, la position est très claire. Lorsque le champ de l’Opco concernera des branches devant être regroupées sur un champ identifié 1, on ne signera pas sur deux Opco », appuie Maxime Dumont.

La CFTC a déjà donné son accord au projet d’Opco Pepss (voir notre article), porté par l’U2P et jugé beaucoup plus avancé. « Il y a deux semaines seulement, nous avons reçu une première demande de négociation d’un autre Opco des métiers de proximité amenée par la CPME. Nous avons estimé que c’était très en retard par rapport au premier projet et leur avons demandé de se rapprocher pour trouver une solution ensemble  », explique Maxime Dumont.

Rester cohérent

Cette cohérence, la CFTC l’attend également dans ses rangs. « Notre confédération n’ira pas dire aux branches quel Opco elles doivent désigner. À notre niveau nous les aidons à comprendre les enjeux et les critères à prendre en compte : être cohérents dans leur choix, ne pas désigner plusieurs Opco différents dans une même branche », précise le secrétaire confédéral.

Ainsi, il ne voit pas d’un très bon œil que certains employeurs des services à la personne veuillent rejoindre le projet d’Opco des services Wellcom, porté par le Medef, plutôt que celui de l’Opco de la cohésion sociale (voir notre article). « On ne va pas revenir à la situation antérieure où, pour une même branche, il pouvait y avoir 2 ou 3 Opca différents. Pour nous il n’en est pas question et l’État est très clair là-dessus », s’agace Maxime Dumont.

Respecter la ligne de l’État

L’enjeu est de coller au plus près des préconisations du rapport Marx-Bagorski. « Pour nous c’est plus qu’un rapport : c’est une feuille de route. Et le gouvernement le prend aussi comme ça », pointe-t-il. La CFTC a tiré la leçon du dernier Ani formation professionnelle 2 où les négociateurs n’ont pas suffisamment suivi le document d’orientation remis par le gouvernement. « L’État a retiré énormément des prérogatives qui étaient celles des partenaires sociaux », rappelle Maxime Dumont, avant d’avertir : « là, il nous est donné la possibilité de décider quels seraient nos Opco. On ne va pas renvoyer la balle dans le camp adverse et lui donner raison ».

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